Mobilisé pour le service fédéral en 1941, le 113th Cavalry est rapidement réorganisé conformément aux nouvelles doctrines de l’US Army. En 1943, il devient officiellement le 113th Cavalry Group (Mechanized), composé de deux escadrons de reconnaissance, le 113th et le 125th Cavalry Reconnaissance Squadrons, équipés de véhicules blindés légers, de jeeps armées et d’armes automatiques.
Après un entraînement prolongé aux États-Unis et en Grande-Bretagne, le 113th Cavalry Group débarque sur le continent européen à l’été 1944, peu après le débarquement de Normandie. Il est affecté à diverses armées américaines selon les besoins opérationnels, remplissant principalement des missions de reconnaissance avancée, de protection des flancs, de sécurisation des lignes de communication et de contrôle des zones récemment conquises. Dès ses premiers engagements en France, le groupe progresse rapidement à travers les territoires libérés, entrant fréquemment en contact avec des arrière-gardes allemandes et menant des patrouilles profondes destinées à identifier les positions ennemies.
À l’automne 1944, le 113th Cavalry Group opère dans l’est de la France et le long de la frontière allemande. Il est engagé dans des missions exigeantes au cours de la campagne de Lorraine et durant l’approche de la ligne Siegfried, où la résistance allemande se durcit. Les cavaliers du groupe doivent souvent combattre démontés, dans des villages fortifiés et des terrains boisés peu favorables à la mobilité, ce qui brouille la frontière entre missions de reconnaissance et combats d’infanterie classiques.
Lors de la bataille des Ardennes en décembre 1944, le 113th Cavalry Group est engagé dans des opérations de couverture et de sécurité face à l’offensive allemande surprise. Chargé de surveiller des axes secondaires, de ralentir l’ennemi et de maintenir le contact avec les unités voisines, le groupe opère dans des conditions extrêmement difficiles, marquées par le froid, la neige et la confusion initiale. Bien qu’il ne soit pas au centre des combats les plus célèbres, son action contribue à retarder et à canaliser les mouvements allemands, fournissant des renseignements précieux aux commandements américains.
En 1945, le 113th Cavalry Group participe pleinement à l’offensive finale alliée en Allemagne. Il est engagé dans des missions de reconnaissance lors des franchissements de rivières majeures, accompagne l’avance rapide des forces américaines en Rhénanie puis en Allemagne centrale, et joue un rôle important dans la sécurisation des zones arrière à mesure que les armées américaines progressent. Le groupe participe à la capture de nombreux prisonniers allemands, à l’interception de colonnes ennemies en retraite et à la libération de villes et de camps de travail.
La guerre terminée, le 113th Cavalry Group reste brièvement engagé dans des missions d’occupation et de sécurité avant d’être désactivé. Sur le plan des états de service, il reçoit des crédits de campagne pour la France, la Rhénanie, les Ardennes-Alsace et l’Europe centrale. Son bilan opérationnel ne se mesure pas en grandes batailles décisives, mais en une présence constante sur les axes clés de l’avance alliée, où la fiabilité, l’initiative et la capacité d’adaptation de ses cavaliers furent essentielles.