La 63rd Infantry Division de l’armée américaine, surnommée la Blood and Fire Division, fut activée le 26 décembre 1942 et entraînée aux États-Unis avant d’être déployée sur le théâtre européen. Après une période de préparation au Royaume-Uni, elle fut engagée au combat relativement tardivement par rapport à d’autres divisions américaines.
La division débarqua en France en décembre 1944, après le début de la bataille des Ardennes, et fut intégrée à la Seventh U.S. Army. Elle fut rapidement engagée dans les opérations défensives et offensives liées à la stabilisation du front en Alsace, dans le cadre des combats contre l’opération allemande Nordwind. La 63rd Infantry Division participa à la défense des positions américaines et à la réduction des attaques allemandes dans le secteur de la frontière franco-allemande.
Au début de 1945, la division prit part à l’offensive alliée en direction de l’Allemagne. Elle participa aux opérations de la campagne de Rhénanie, franchissant le Rhin en mars 1945, puis progressa en Allemagne du Sud-Ouest. Elle fut engagée dans des combats visant à réduire les défenses allemandes, à sécuriser des villes et à neutraliser les dernières poches de résistance ennemie.
Au cours des semaines suivantes, la 63rd Infantry Division poursuivit son avance en Allemagne, opérant dans les régions du Bade-Wurtemberg et de la Bavière. Elle participa à la capture de centres urbains, à la prise de prisonniers et à l’occupation de territoires jusqu’à la capitulation allemande en mai 1945. Après la fin des combats, la division fut affectée à des missions d’occupation dans la zone contrôlée par les forces américaines.
Les états de service de la 63rd Infantry Division durant la Seconde Guerre mondiale comprennent des crédits de campagne pour les Ardennes-Alsace, la Rhénanie et l’Europe centrale. Son engagement opérationnel s’étendit de la phase finale de l’hiver 1944-1945 jusqu’aux opérations de fin de guerre en Allemagne.