Sortie de la BD “John Steele, le parachutiste de Sainte-Mère-Eglise”

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06/05/2026

L’Airborne Museum de Sainte-Mère-Église et les Éditions Nationale 13 s’associent pour donner vie à l’un des destins les plus singuliers du Débarquement. Disponible depuis le 6 mai 2026, John Steele, le parachutiste de Sainte-Mère-Église retrace pour la première fois en bande dessinée le parcours de cette figure devenue légendaire dans la mémoire du 6 juin 1944. Une création 100 % normande, signée par le scénariste saint-lois Jean-Marc Lainé, et le dessinateur haut-normand Thierry Olivier, colorisée par Marion Caratini, et publiée par les Éditions Nationale 13 à Saint-Lô.

L’homme derrière le mythe

Rendu célèbre par le roman historique puis par le film Le Jour le plus long, John Steele est devenu l’un des visages du Débarquement, une figure tutélaire intimement liée à l’identité de Sainte-Mère-Église. C’est ce destin hors norme que cette bande dessinée choisit de révéler : celui d’un homme que rien ne prédestinait à entrer dans l’Histoire. De Metropolis (Illinois), sa ville natale où officie également Superman, à son retour en 1964 pour l’inauguration de l’Airborne Museum, la bande dessinée raconte l’homme derrière le mythe et suit John Steele pas à pas : son adolescence, ses années de guerre en Sicile, puis en Italie et la fameuse nuit du 6 juin 1944 avec ses interrogations. En 72 pages, l’album reconstitue le parcours de John Steele avant qu’il n’entre dans la légende, et retrace les tournants décisifs de sa vie : de la nuit du 6 juin 1944, où il se retrouve suspendu au clocher de Sainte-Mère-Église, à la fameuse lettre envoyée par l’écrivain Cornelius Ryan, préparant son roman historique Le Jour le plus long, dont le récit allait définitivement ancrer son nom et le village de Sainte-Mère-Église dans l’histoire du Débarquement.

BD john steele, le parachutiste de sainte mère eglise
Couverture de la BD

Un hommage aux comics d’antan

La BD John Steele, le parachutiste de Sainte-Mère-Église réunit plusieurs dimensions fortes au sein de l’album : la mémoire du Débarquement, le destin d’un village entré dans l’Histoire, un univers visuel fort, hérité des comic books des années 1940. Le scénariste Jean-Marc Lainé, spécialiste des comics américains, signe un récit solidement documenté, élaboré avec les conseils d’Éric Belloc, conservateur de l’Airborne Museum. Le dessinateur Thierry Olivier, dont le style rappelle l’âge d’or des comics, donne au récit sa force évocatrice. La couleur est assurée par Marion Caratini, graphiste illustratrice, sous la direction éditoriale et artistique d’Arnaud Digard, éditeur.

Une exposition et une sortie aux Etats-Unis

La première bande dessinée consacrée à John Steele s’exporte au-delà des frontières de la Normandie. Ainsi, l’album paraît simultanément en France et aux États-Unis. En France, sa sortie accompagne l’exposition temporaire Les comics entrent en guerre, présentée à l’Airborne Museum du 14 mai 2026 au
30 novembre 2027.

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Quand les comics entrent en guerre

Actualités

04/05/2026

Des bulles contre les balles

La bande dessinée, avant-garde de l’entrée en guerre américaine

À la fin des années 1930, alors que le monde s’enfonce dans le fascisme, une génération de jeunes auteurs américains, le plus souvent issus de familles immigrées, investit une industrie culturelle naissante : celle des comics. Dans l’ombre des discours officiels qui combattent l’oppresseur, ces créateurs font de la bande dessinée un terrain de combat idéologique où le bien et le mal s’affrontent à coups de crayons et de bulles.

De leur imagination naissent des super-héros de papier, figures de courage et de résistance, qui dénoncent la barbarie nazie et japonaise et exaltent les valeurs démocratiques. Diffusés massivement, les comics deviennent durant la Seconde Guerre mondiale un outil majeur de propagande et de soutien moral pour les soldats américains engagés en Europe et en Asie. Leur langage simple, visuel et émotionnel, traverse les classes sociales et les générations, bien au-delà de ce que peuvent alors accomplir les discours officiels. Face à cette influence croissante, le gouvernement américain comprend rapidement le potentiel de ce nouveau média.

Les super-héros au service de la liberté

À l’approche et au cours de la Seconde Guerre mondiale, les comics sont pleinement intégrés à l’effort national : ils participent à la mobilisation des esprits et à la diffusion de messages patriotiques dans la lutte contre les régimes totalitaires. Les super-héros incarnent une Amérique idéalisée, prête à défendre la liberté partout dans le monde.

merican soldier reading a comics manual on japanese war tactics, world war ii

À l’occasion de la parution de la bande dessinée John Steele, le para de Sainte-Mère-Église, éditée par l’Airborne Museum en collaboration avec les Éditions Nationale 13, l’exposition “Les comics entrent en guerre” tisse un parallèle inattendu entre deux figures héroïques : John Steele et Superman. Comme Superman, le premier des super-héros, John Steele était originaire de Metropolis (Illinois). Cette exposition met en regard le super-héros de papier et le destin bien réel de John Steele, le célèbre parachutiste resté suspendu au clocher de Sainte-Mère-Église dans la nuit du 5 au 6 juin 1944. Aujourd’hui, le parachutiste John Steele arpente les cases de bandes dessinées longtemps fréquentées par les héros costumés. Une ville, deux héros : l’un imaginaire, l’autre entré dans l’Histoire.

Des bulles aux blockbusters : le règne des super-héros

Un siècle d’évolution

L’histoire des super-héros est celle d’une métamorphose permanente. Nés dans les comic strips de presse à la fin du XIXe siècle, ils s’émancipent en 1938 avec Superman et deviennent des armes de propagande pendant la Seconde Guerre mondiale.

boy reading superman comics 1940s

Après 1945, censurés puis ressuscités, ils se transforment : Marvel humanise ses héros avec Spider-Man (1962), un adolescent fragile et rongé par le doute. Black Panther (1966) incarne la lutte pour les droits civiques. Les comics deviennent plus sombres, plus adultes, capables de critiquer autant que de célébrer l’Amérique.

L’explosion hollywoodienne

Puis vient la déferlante. À partir de 2008 et Iron Man, les super-héros conquièrent les écrans du monde entier. Avengers: Endgame (2019) rapporte 2,8 milliards de dollars. Le Marvel Cinematic Universe accumule plus de 30 milliards de recettes. Sur les 50 films les plus rentables de l’histoire, près de 20 sont des films de super-héros. Disney+, Amazon et Netflix investissent des fortunes dans des séries à budgets hollywoodiens.

Les super-héros ne sont plus un genre : ils sont le cinéma populaire du XXIe siècle. Ce qui était marginal en 1940 – de jeunes immigrants dessinant des héros pour 10 cents – est devenu l’industrie culturelle la plus puissante de la planète.

Des héros pour notre temps

Mais ils ont changé. Iron Man est alcoolique, Batman violent, Captain America découvre que son gouvernement est infiltré. Les films interrogent le pouvoir, la surveillance, la responsabilité morale. Des séries comme The Boys montrent des super-héros corrompus et dangereux.

De la propagande des années 1940 aux blockbusters mondiaux, le super-héros a traversé un siècle. Né pour faire vendre des journaux, instrumentalisé pour galvaniser les soldats, il règne aujourd’hui sur la culture de masse et continue de refléter nos peurs, nos espoirs et nos contradictions.

Les bulles ont conquis le monde.

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L’Airborne Museum parmi les 10 meilleurs musées sur la Seconde Guerre mondiale

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25/09/2025

Le monde commémorait le 2 septembre 2025 les 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour cette occasion, la chaîne télévisée et magazine National Geographic a publié, le 26 août, un sondage qu’elle a réalisé auprès d’historiens militaires. La tâche qui leur incombait: établir la liste des 10 meilleurs musées du globe sur la thématique du plus important conflit de l’histoire de l’humanité. L’Airborne Museum est fier et se félicite d’être le seul musée français de cette liste à figurer aux côtés d’institutions comme le National World War II Museum de la Nouvelle-Orléans, l’Imperial War Museum de Londres, ou encore l’Auschwitz-Birkenau State Museum de Więźniów Oświęcimia.

Pour cette reconnaissance qui constitue un accomplissement en soi, et qui récompense 61 ans de travail, de développement et de préservation de la mémoire, l’Airborne Museum tient à remercier les millions de visiteurs qui ont foulé son sol, et les millions qui le feront à l’avenir. 

La liste complète des 10 meilleurs musées sur la Seconde Guerre mondiale sélectionnés par National Geographic:

  • National WWII Museum, Nouvelle Orléans, USA
  • Battleship Missouri Memorial, Honolulu, Hawaii, USA
  • Imperial War Museums, Londres, UK
  • The International Museum of World War II Museum, South Kingstown, Rhode Island, USA
  • National Museum of the Pacific War, Fredericksburg, Texas, USA
  • Auschwitz-Birkenau State Museum, Więźniów Oświęcimia, POL
  • American Heritage Museum, Hudson, Massachusetts, USA
  • National Museum of the Marine Corps, Triangle, Virginia, USA
  • Airborne Museum, Sainte-Mère-Eglise, FR
  • National Museum of the United States Army, Fort Belvoir, Virginia, USA
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Pourquoi une exposition temporaire sur la guerre d’Indochine?

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01/07/2025

L’exposition “Indochine: Les parachutistes français de 1944 à 1954”, création originale de l’Airborne Museum, est visible depuis le 10 avril et jusqu’au 30 novembre 2025. Un sujet peu exploré dans les musées de la Seconde Guerre mondiale en Normandie, mais qui fait en réalité complètement sens d’un point de vue historique.

L’Indochine dans sa globalité est une colonie française depuis 1887. Lors de l’armistice de juin 1940, si la France métropolitaine est occupée par l’Allemagne, l’Indochine, elle, est envahie par les troupes japonaises, qui étaient auparavant déjà en conflit avec la Chine non loin. Hô-Chi-Minh, fondateur du Parti Communiste Indochinois en 1930, crée l’année suivante le Viet-Minh, mouvement nationaliste, antijaponais et anticolonialiste.

Après plusieurs années d’occupation et d’actions de résistance et de guérilla de la part de la France, le 9 mars 1945 à 20h00, craignant une invasion alliée, les Japonais passent à l’action en prenant les forces françaises par surprise. 40 000 civils et militaires sont alors confinés dans des camps ou dans des villes. A travers le pays, ce « coup de force » donne lieu à de véritables massacres également à l’encontre des populations. Pendant plusieurs jours, les troupes françaises vont opposer une résistance farouche, mais désespérée et seulement quelques unités parviennent à se replier vers la Chine.

Troupes japonaises avançant sur LangSon, 1940 / WikiCommons

Le 11 mars 1945, tandis que le Japon poursuit ses exactions, l’empereur d’Annam, proclame la fin du traité de protectorat français et l’indépendance de son pays, suivi par les rois du Cambodge et du Laos. Cette situation favorise l’émergence du Viêt-minh qui constitue un Comité de libération. Le 15 août 1945, l’Empereur du Japon accepte les conditions de reddition qui mettent un terme à la guerre du Pacifique. En outre, ses accords stipulent que l’armée impériale japonaise quitte sans délai, le territoire indochinois.

Prisonniers français avant leur massacre, LangSon, 1945 / WikiCommons

Le 2 septembre, le Japon signe l’acte de capitulation mettant un terme à la Seconde Guerre mondiale. Le même jour, Ho-Chi-Minh proclame l’indépendance du Viêt-Nam en présence d’un officier américain de l’OSS, le Major Patti qui, aux côtés du général Giap, chante l’hymne vietnamien.

Hô-Chi-Minh proclamant l’indépendance du Vietnam le 2 septembre 1945 à Hanoï / Archives/VNA/CVN
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79ème anniversaire du Débarquement

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12/05/2023

A l’approche des commémorations du 79ème anniversaire du Débarquement, c’est ici que sont centralisées toutes les informations et liens relatifs aux divers évènements mis en place aussi bien par le musée, que par la mairie.

Les programmes des organismes liés au tourisme normand utiles pour vous organiser (bon nombre d’informations se recoupent d’un programme à l’autre évidemment):

Et enfin, le programme du Camp Geronimo de l’Airborne Museum lui-même.

L’affiche officielle du 79ème anniversaire réalisée par l’Office de Tourisme de la Baie du Cotentin:

Les informations relatives aux restrictions de circulation diffusées par la mairie de Sainte-Mère-Eglise:

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L’affiche officielle du 79ème anniversaire du Débarquement

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04/05/2023

L’Office de Tourisme de la Baie du Cotentin a dévoilé l’affiche officielle du 79ème anniversaire du Débarquement.

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Décès des vétérans Tom Rice et Forrest Huffstetler

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17/11/2022

Nous venons d’apprendre le décès de Tom Rice, ancien Staff Sergeant de la Compagnie C du 501th PIR de la 101ème Airborne, cette nuit, à l’âge de 101 ans. Nous nous rappelons encore de son saut en parachute au-dessus de Carentan en juin 2019. Le voici sur la première photo, en compagnie d’Henri-Jean Renaud, le fils d’Alexandre Renaud, en 2019 à Sainte-Mère-Eglise.

Par ailleurs, 19 octobre dernier nous quittait le vétéran Forrest “Huff” Huffstetler, à l’âge de 98 ans. Engagé très tôt dans la 82ème Airborne Division, il sera déployé en Sicile et à Salerne, avant de participer au Jour-J avec ses camarades de la Compagnie H, 3è Bataillon, 505th PIR, en tant que PFC. Il atterrit à 2h du matin sur la Drop Zone O de Sainte-Mère-Eglise, et aura l’occasion de se battre aux côtés du Lieutenant-Colonel Edward Krause, et assistera au moment où Krause déclara le village libéré et y hissa le drapeau américain. Voici une photo de M. Huffstetler (à gauche) en compagnie de son collègue vétéran de la 82ème Airborne, Joseph Morettini de la Compagnie E du 508th PIR, décédé pour sa part en 2020. Les deux hommes se trouvaient à l’Airborne Museum pour les commémorations du 6 juin 2019, et assistaient là à la cérémonie des 50 ans du décès du général Eisenhower. Puissent-ils tous les deux reposer en paix. 

Photo du Vétéran Tom Rice en 2019
Henri-Jean Renaud (gauche) et Tom Rice (droite) à Sainte-Mère-Eglise en juin 2019 – © Airborne Museum
Forrest Huffstetler (gauche) et Joseph Morettini (right), Sainte-Mère-Eglise, juin 2019 – © Airborne Museum
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Projet de jumelage entre Metropolis, ville natale de John Steele, et Sainte-Mère-Eglise

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14/11/2022

Il y a des coïncidences qui sont si cohérentes et sensées qu’elles en deviennent presque incongrues. Prenons par exemple le fait que John Steele, l’un des symboles du Débarquement aéroporté à Sainte-Mère-Eglise, soit né dans la ville de l’Etat de l’Illinois Metropolis, une ville qui 60 ans après la naissance du parachutiste, en 1972 donc, allait officiellement devenir la “ville natale de Superman”, le “Man of Steel” (d’après le nom que la ville porte dans le comics). Quelques 50 ans plus tard, en 2022, un autre lien est sur le point de s’établir. Le maire de Sainte-Mère-Eglise a été contacté par une habitante de cette ville de Metropolis, Vicki Mayhall, qui a pour projet de mettre en place un jumelage entre les deux villes. Les discussions sont déjà bien avancées et nul doute que cela sera officialisé rapidement. Mme Mayahll a également contacté l’Airborne Museum à propos d’un second projet, l’édification d’une statue de John Steele à Metropolis. Non, elle ne sera pas en acier, mais en bronze, ce qui ne dénaturera pas pour autant l’intégrité du projet! Sainte-Mère-Eglise attend donc avec impatience la concrétisation de ces projets. La première étape en a été réalisée ce vendredi 11 novembre, avec l’installation d’un panneau en hommage à Steele à l’entrée de la ville de Metropolis. Sur la dernière photo se trouvent les membres du comité du projet avec les membres de la famille de Mr. Steele. Vous trouverez en commentaire le lien vers la page du projet, qui indique notamment où transmettre les donations.

Les membres du comité du projet avec les membres de la famille de John Steele
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La Saint-Michel dans l’histoire du parachutisme français

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29/09/2022

Le 29 septembre du calendrier marque la Saint Michel, à savoir le saint patron, entre autres, des parachutistes français. Retour sur l’histoire de ce choix si particulier, qui remonte à la Seconde Guerre mondiale.

Tout a commencé en 1944, lorsqu’un aumônier britannique remit des médailles à l’effigie de Saint Michel aux parachutistes du 2ème SAS, avant leur saut en Bretagne pour rejoindre la Résistance. L’année suivante, l’aumônier militaire Valin de la Vaissière propose formellement Saint Michel comme patron des parachutistes. Cette proposition est approuvée par le père Jego, aumônier du 3ème bataillon du 1er RCP.

En 1948, c’est le père Jego, qui, au cours d’une messe restée dans les annales dans la cathédrale de Hanoï en Indochine, termina son sermon par “Et par Saint-Michel, vive les parachutistes !” qui devint par la suite la conclusion traditionnelle des discours des chefs de régiments parachutistes. L’élection de Saint-Michel comme protecteur tombe sous le sens, étant donné que selon les récits bibliques de l’Apocalypse de Saint Jean, c’est lui qui est chargé d’écraser la révolte des anges, et descend du ciel, à la tête de ses milices, pour les combattre. On pense par exemple à la fresque d’Eugène Delacroix ornant le plafond de l’église Saint-Sulpice de Paris, qui représente Saint-Michel ailé terrassant le dragon, ou encore le tableau de Luca Giordano illustrant le saint dominant les anges renégats.

La fresque d’Eugène Delacroix, Saint Michel terrassant le dragon, 1861 – © Paroisse Saint Sulpice
La chute des anges rebelles, 1666 – © Kunsthistorisches Museum, Wien, Gemäldegalerie
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Funérailles de James “Maggie” Megellas, officier le plus décoré de l’histoire de la 82è Airborne Division

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01/09/2022

En 2020, le Lieutenant Colonel James “Maggie” Megellas, du 3ème Bataillon de la 504ème PIR, 1ère Brigade de Combat de la 82ème Airborne, nous quittait, à l’âge de 103 ans. Il était connu comme étant l’officier le plus décoré de l’histoire de sa division. L’épidémie de COVID n’avait pas permis de lui offrir des funérailles dignes de son parcours.

Compte tenu du timing de son décès, le lieutenant-colonel Magellas n’avait pas pu bénéficier d’une inhumation avec les honneurs militaires qu’il méritait. Cela a enfin pu être effectué ce vendredi 2 septembre: une cérémonie à la mesure de ses accomplissements s’est tenue au National Cemetery d’Arlington, durant laquelle Megellas a enfin pu être installé dans sa dernière demeure.

Ses états de services incluent l’Operation Husky en Italie, où il s’est illustré avec ses camarades de la 504ème, recevant le fameux surnom de “Devils in Baggy Pants”, un surnom que leur avaient donné les soldats allemands, à cause des uniformes très spéciaux des parachutistes, et leur habileté au combat. Megellas a également, par la suite, servi durant Opération Market Garden, où il participa à la traversée de la rivière Waal, en Belgique dans les Ardennes. Il combattit enfin en Allemagne, où lui et son peloton participèrent à la libération du camp de concentration Wöbbelin, aux abords de la ville de Ludwigslust. C’est là, a-t-il déclaré lors d’une interview en 2014, qu’il a été témoin de toute l’horreur de l’Holocauste, et a réalisé l’ampleur de la cause pour laquelle les Alliés se battaient, et celle de l’horreur à laquelle ils devaient mettre un terme. Nous le remercions pour son service et sa bravoure. Puisse-t-il reposer en paix.

© 82nd Airborne Division
© 82nd Airborne Division
Le Lieutenant Richard “Rivers” LaRiviere et le Lieutenant James “Maggie” Megellas à Leicester, Angleterre – © The Market Garden Committee Foundation
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